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mars 2026

Fimm

L’industrie de demain s’écrit aussi à 70 ans !

En 2026, Fimm fête ses 70 ans. S’appuyant sur une centaine de personnes, le fabricant français de solutions de manutention s’est engagé depuis quelques années dans une démarche de décarbonation de ses activités qui le conduit notamment à investir dans son outil industriel, l’éco-conception et l’innovation pour affirmer la stratégie de différenciation qui l’anime depuis l’origine. A la tête de ce groupe depuis dix ans, Julia Cattin témoigne de l’importance pour elle et son équipe de réfléchir à l’industrie de demain.

BBI : Fimm a été fondée en 1956 et fête donc cette année son 70e anniversaire ?

Julia Cattin, P-dg de Fimm : Fimm, qui signifie Fabrication Industrielle de Matériel de Manutention, a effectivement été créée par Jean Alaux, en 1956, à Choisy-le Roi, en région parisienne. Au départ, il s’agissait d’un bureau d’études, la fabrication des solutions de manutention étant confiée à des partenaires locaux.  Fimm est d’ailleurs la première entreprise du marché à s’être lancée sur le diable en tube, remplaçant ainsi le traditionnel diable en bois. Puis, en 1970, suite à une commande importante, une unité de fabrication est installée à Wissous dans l’Essonne. En 1979, pour répondre au fort développement de l’activité, les ateliers de fabrication sont transférés, à Joigny, dans l’Yonne, où nous sommes toujours aujourd’hui.

En 1981, suite au décès de Jean Alaux, son épouse Monique reprend les rênes de la société, qu’elle cède à mon père Roland Cattin, en 1986. Ce dernier va alors accélérer la stratégie industrielle de l’entreprise, en renforçant le bureau d’études pour développer des solutions de manutention différenciantes, basées sur des critères de robustesse, de fonctionnalité et d’ergonomie et en mettant en oeuvre un plan de formation continue pour le personnel de production et technique. Le site industriel se dote aussi de nouveaux moyens : installation d’une station de peinture en poudre sans solvant, cintreuses à commandes numériques, ERP. Le site est agrandi à plusieurs reprises pour atteindre actuellement 8 000 m2. C’est également à cette époque que la stratégie commerciale de l’entreprise se concentre exclusivement sur la distribution professionnelle.

BBI : Vous arrivez à la tête de l’entreprise en 2014, à seulement 26 ans ?

J. C : Mon père décède brusquement en 2014, et j’ai choisi, comme Monique Alaux, d’assurer la continuité, déterminée à pérenniser les savoir-faire du groupe. Je n’étais pas du tout destinée à ça, mais je savais que je pouvais m’appuyer sur l’équipe de direction du groupe et il était important pour moi de poursuivre l’aventure familiale. Je ne regrette pas une seconde ce choix ! J’ai découvert un métier passionnant. Ce qui est génial avec une entreprise industrielle, c’est que l’on peut imaginer un produit en observant un usage. Nous venons de suivre une formation de « design thinking », une méthode de travail qui consiste à observer les usages sur le terrain sans avoir de biais, d’idées préconçues. C’est important pour nous de continuer à travailler le produit et à innover....

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