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juillet 2020

Gys

Confiant dans l'avenir 

Porté par l’innovation, Gys voit son activité nationale et internationale croître chaque année, ce qui a engendré en 2017 un plan d’agrandissement de ses locaux de 15 Mε, dont un nouveau centre logistique de 10 000 m2 et l’agrandissement de sa surface de production de 5 600 m2. Ces deux investissements, qui traduisent la volonté de cette ETI industrielle familiale de réduire ses temps de livraison et de proposer un service client toujours plus performant sont, depuis le début de la crise, des atouts majeurs. Ils donnent les moyens au fabricant français de répondre aux besoins de ses clients tout en assurant sa pérennité.

Les équipes de Gys se sont lancées dans un véritable sprint ! L’ETI industrielle de Saint-Berthevin, à côté de Laval (53), spécialisée dans la conception et la fabrication d'équipements de soudage, de chargeurs de batteries et de systèmes de réparation de carrosserie, n'a évidemment pas échappé à la crise actuelle. Mais force est de constater qu'elle a su réagir rapidement à la situation, en témoigne un retour en juin à sa capacité de production d’avant crise ! « Depuis notre déconfinement, le 27 avril, nous nous sommes organisés en production pour revenir, au plus vite, au niveau de production d’avant crise pour livrer le plus rapidement nos clients et reconstituer nos stocks de sécurité qui avaient été consommés pendant la période de confinement » explique Bruno Bouygues, P-dg de l'entreprise familiale. Cette stratégie audacieuse de reprise rapide de l’activité industrielle devrait permettre à Gys de pouvoir espérer, à la fin de l'année, se rapprocher de son chiffre d'affaires de 98 MΕ, réalisé en 2019. Le tout dans un contexte de bonne santé de l'entreprise puisque le 22 mai dernier, la Banque de France, après avoir reçu les comptes consolidés 2019 ainsi que l’atterrissage comptable consolidé du premier quadrimestre 2020, a validé la notation C3++ (3++ est la meilleure note possible à la Banque de France) du groupe. « La solidité du groupe et notre volonté de nous inscrire sur le long terme vont nous permettre d’accélérer nos efforts en R&D et continuer à solidement accompagner nos clients dans les mois et les années à venir. » 

Un confinement préparé et maîtrisé

Gys a su, il est vrai, profiter de ses atouts, à commencer par tirer parti de l'expérience de son usine de Shanghai, en Chine. Sur les premiers fronts de la crise sanitaire, cette dernière a fermé ses portes le 19 janvier pour les vacances du Nouvel An Chinois. Le 23 janvier, la Chine prend la décision de confiner la région du Hubei avant de confiner le reste du pays dans les jours suivants. S’en suit pour l’usine chinoise plusieurs semaines compliquées avant de pouvoir rouvrir en février et redevenir complètement opérationnelle à la mi-mars, au moment où l'Europe était confrontée, à son tour, aux affres du confinement. « Dans cette crise, avoir une usine en Chine a été un atout majeur car l’expérience accumulée sur place nous a permis d’anticiper et de planifier les actions à mettre en place en Europe. Nous avons rapidement demandé à l’ensemble des entités européennes du groupe de préparer leur confinement potentiel et de travailler sur un plan de continuité. » 

Début mars, avant même que toute l’Europe entre en confinement, tout était en mouvement, qu'il s'agisse des stratégies, des serveurs informatiques à déplacer dans certaines filiales ou de la constitution rapide de stocks importants de composants et matières premières pour pouvoir redémarrer en autonomie après le confinement. « En prenant comme hypothèse que les étapes de la crise seraient similaires en Europe et en Chine, nous avons rapidement construit et donné un calendrier de déconfinement sur lequel nous avons régulièrement communiqué en interne en fonction de ce qu’il se passait. L'expérience de la Chine m’a incité à penser que nous aurions une longue marche de 100 jours, 40 jours de confinement et 60 jours de remontée progressive pour revenir dans une nouvelle normalité. En mettant en situation d’activité partielle une partie des équipes en France le 18 mars, nous avons immédiatement pris comme hypothèse de travail que nous rouvririons la production le 27 avril et que nos équipes de vente seraient à 100% sur le terrain vers le 15 juin. C’est ce qui s’est passé. Je pense que, dans cette séquence complexe, chaque collaborateur du groupe a été exceptionnel et a fait le maximum pour faciliter la situation. Anticiper, planifier et communiquer nous a véritablement permis de garder un état d'esprit positif en Europe et de préparer l'avenir, calmement et sereinement. » Avoir une usine en Chine a aussi permis à l'entreprise d’organiser rapidement un pont aérien et maritime pour obtenir des équipements de protection qui ont été mutualisés entre le groupe et les hôpitaux de Mayenne, pour lesquels elle a fait des dons importants.

En France, les lignes de production ont été stoppées du 18 mars au 27 avril, reprenant progressivement, avec les chaînes de semi-ouvrés, puis les chaînes d’assemblage final. Entre ces deux dates, 52 collaborateurs sont restés mobilisés au siège pour accompagner les clients, réceptionner et livrer les commandes. Pendant toute cette période, Gys n'a jamais cessé de communiquer auprès de ses collaborateurs, placés en activité partielle, en leur donnant un état des lieux hebdomadaire de la situation de l'entreprise. De même, elle a gardé un lien avec ses clients en les informant de la continuité d’activité des services commerciaux, logistique et SAV. « Une cellule dédiée à l’administration des ventes a été mise en place pour analyser les produits en rupture, notamment dans certains produits de négoce à forte rotation...

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