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novembre 2012

Les bottes de sécurité

Le confort prend le pas

Evalué traditionnellement aux alentours d’un million de paires par an, le marché de la botte de sécurité cherche à sortir du champ des conditions climatiques et du port temporaire dans lequel les professionnels cantonnent souvent ce chaussant. Les évolutions valorisent donc la notion de confort, associant légèreté, étanchéité parfaite, respirabilité et confort à la marche. Le but est que la botte soit considérée comme un véritable outil de travail.

La botte de sécurité correspond à un vrai besoin » clament les fournisseurs présents sur ce marché, confrontés au faible intérêt suscité par ce chaussant aux yeux des professionnels. Tout en assurant la protection du pied conformément aux normes en vigueur (EN 20348), le but premier de la botte est effectivement de protéger l’utilisateur contre l’humidité, les éclaboussures et autres projections, qu’il s’agisse d’eau, de boue mais aussi de produits acides, corrosifs ou organiques (sel, sang, huiles, graisses...).

En matière d’usage professionnel comme chez le commun des mortels, une botte se distingue donc d’une chaussure par la hauteur de sa tige. Elle enferme le pied et la jambe jusqu’à une hauteur qui dépend de l’utilisation finale : mollet, jusqu’au genou ou jusqu’au haut de la cuisse. Ainsi, dûment chaussé d’une botte, l’artisan du BTP ou l’agriculteur ne risque pas de voir son chaussant envahi par la boue dans laquelle il marche.

En revanche, la botte de sécurité n’est pas spécialement vouée à protéger le pied contre froid, même si des modèles exerçant cette fonction existent sur le marché. Pour se préserver uniquement du froid, les utilisateurs préfèrent souvent utiliser des chaussures, perçues moins lourdes et moins imposantes.

Des ventes sous la pluie

Du fait de son effet enveloppant depuis le pied jusque sur une bonne partie de la jambe, le port de la botte est souvent ressenti comme contraignant. A l’exception de certaines industries comme l’agroalimentaire où les salariés sont confrontés régulièrement aux lavages à grande eau des ateliers dans lesquels ils travaillent et sont équipés d’une botte à longueur de journée, ce chaussant est très souvent utilisé temporairement, d’où dans de nombreux cas, un manque d’anticipation.

Autrement dit, dès qu’il pleut, les commandes affluent. Forcément, vu la vitalité actuelle de la courbe pluviométrique, le bilan automnal en terme de volumes est plutôt bon. Globalement, les ventes sont concentrées essentiellement sur la période de septembre à mars, c’est-à-dire la période où le travailleur, notamment celui qui œuvre à l’extérieur, est susceptible de subir une humidité excessive. Évidemment, ce caractère saisonnier s’estompe en ce qui concerne l’industrie agroalimentaire.

Trop grosse, trop lourde

Si les spécialistes en EPI prévoient souvent cette montée en puissance des équipements avec la rentrée de septembre, ce n’est pas toujours le cas pour les autres réseaux de distribution aux professionnels. La botte se heurte, il est vrai, à un handicap majeur : son volume, à décliner dans une dizaine de pointures. Et comme nombre de distributeurs conçoivent cet article comme un équipement saisonnier, peu d’entre eux se sentent motivés pour le stocker, se contentant d’un stock tampon sur les principales rotations ou alors concentré sur une gamme bien définie.

Le reste des ventes s’effectue sur commande, en espérant que l’utilisateur n’en a pas un besoin urgent et qu’il a donc été suffisamment raisonnable pour anticiper son achat. C’est sur ce point que les fabricants français tirent leur épingle du jeu, jouant de leur proximité géographique pour faire valoir leur réactivité et leur capacité à répondre rapidement à une demande précise, en moins de trois semaines pour certains. Néanmoins, les autres fabricants ne sont pas très loin. Le côté pondéreux et volumineux de la botte restreint le champ d’approvisionnement de ce produit à l’Europe (Italie, Espagne, pays de l’Est), voire à l’Afrique du Nord. A raison de six paires...

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