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juillet 2018

Les forets hélicoïdaux pour les métaux

Pas de trous dans une offre pléthorique

Le marché des forets hélicoïdaux pour les métaux comprend une multitude de références, indispensables pour permettre au distributeur de couvrir tous les besoins. Si aujourd’hui la frontière semble claire entre le foret HSS, dédié aux applications sur machines portatives et le foret carbure qui se concentre sur la production, cet outil coupant, quel qu’il soit, combine différentes caractéristiques en mesure d’améliorer ses performances. D’où la richesse d’une offre répondant aux exigences diverses des professionnels.

Qui dit foret, dit outil coupant dont la vocation est de percer des trous dans tous les types de métaux, mais aussi dans les matériaux plastiques et composites. Pour les puristes, les outils de perçage du béton et du bois doivent en effet plutôt être désignés sous le terme plus approprié de mèche, bien que les termes de mèche et de foret semble synonymes en langue française. C’est toutefois l’Américain Morse qui, à la fin du 19e siècle, a inventé la goujure hélicoïdale donnant la fameuse mèche américaine. Cette goujure permet aux copeaux de remonter pendant le perçage tandis que le fluide de refroidissement descend jusqu’à la tête du foret. L’inventeur a d’ailleurs laissé son nom à  l’un des types de queue rencontrés sur les forets, la queue conique dite aussi « Cône Morse » qui nécessite un mandrin conique correspondant. L’autre type est la queue cylindrique.

Au-delà du rappel historique, les forets pour les métaux recouvrent aujourd’hui une grande variété de produits, en fonction des matières usinées et des machines (perceuses portatives, sur colonne, centres d’usinage numériques). Si les forets de forme hélicoïdale représentent l’essentiel des ventes, la coupe des métaux peut faire appel à d’autres types de forets, à commencer par le foret étagé qui, dans les tôles fines, peut réaliser plusieurs perçages de diamètres et angles différents en une seule opération, le foret aléseur qui permet de faire le travail du foret et de l’alésoir en même mouvement ou encore le foret à centrer, très court et très rigide, pour réaliser un petit trou avec une très grande précision. Travaillant en rotation et sur un seul axe, le foret hélicoïdal n’a lui qu’une seule vocation : percer des trous dans une matière moins dure que lui, en la coupant à son extrémité. Ses lèvres ne disposant pas sur leur surface d’arêtes de coupe, il ne peut donc travailler de façon latérale, contrairement par exemple à une fraise ou un alésoir.

Laminé, fraisé ou taillé-meulé

Les forets hélicoïdaux reposent sur trois modes de fabrication bien distincts. 

Méthode la plus ancienne, le foret laminé est élaboré par déformation de la matière. Chauffé, le barreau d’acier découpé est étiré pour former l’hélice, son diamètre et sa pointe étant ensuite meulés après un traitement thermique. Nécessitant moins d’acier et pratiquement plus fabriqué en Europe, il représente le procédé de production le moins coûteux. Le foret laminé s’inscrit donc dans l’entrée de gamme. Certains forets laminés sont dits rectifiés, dotés notamment d’un affûtage en croix, ce qui les rapproche, dans l’apparence du moins, d’un foret taillé-meulé. 

La technologie du fraisage, où les goujures sont taillées via une fraise, tend également à disparaître d’Europe pour la production des forets hélicoïdaux à cône morse, au-dessous du diamètre 40. En revanche, tous les forets de diamètres supérieurs à 40 mm sont systématiquement fraisés, la technique du taillage par meulage n’autorisant pas un enlèvement de matière suffisamment important. Plus stable que le précédant puisque dans ce cas, la matière n’est pas déformée, le foret fraisé laisse toutefois plus de traces d’usinage que le taillé-meulé.

Pour ce dernier, l’hélice, la pointe et l’affûtage sont meulés directement dans la masse, à froid, après traitement thermique du tronçon d’acier. Le foret taillé-meulé est donc plus résistant et plus précis qu’un laminé alors que le foret laminé est plus souple mais moins précis.

Globalement, les marques qui veillent à couvrir tous les besoins du marché et donc tous les niveaux de prix et qualités de produits intègrent dans leurs gammes ces différents types de fabrication même si le foret taillé-meulé domine largement sur le marché professionnel. En revanche, dès qu’il s’agit de négoce technique, le laminé, inadapté aux contraintes de production, disparaît des plans de vente. 

Chacun sa cible

Quel que soit leur mode de fabrication, les forets métaux sont utilisés par tous les secteurs d’activité. Ils se caractérisent par des compositions de différentes natures, des géométries et affûtages spécifiques, dont la combinaison va les orienter plus vers une application qu’une autre. Au sein de chaque type d’application, des graduations de performances, avec par exemple l’ajout d’un revêtement, sont proposées en fonction des exigences de rendement, de durée de vie de l’outil, de confort de perçage, de réduction des TMS, etc. attendues par l’utilisateur final. L’évolution des matières à usiner, avec l’arrivée de matériaux plus durs, mais aussi des machines, notamment en production, implique une multiplication des forets, chacun donnant son meilleur en fonction d’une cible plus ou moins précisément définie. Impossible d’utiliser le même foret avec une perceuse électroportative ou pneumatique que dans un centre d’usinage à commandes numériques. Ainsi, compte tenu de l’évolution des équipements industriels et des exigences de productivité, le marché se distingue de plus en plus en deux grandes familles, les forets HSS destinés aux perçages avec machine portative et les forets carbure pour les machines-outils, intervenant en production. Cette grande diversité de paramètres explique aussi que dans cet univers hautement concurrentiel, des différences sensibles peuvent jouer d’un foret à l’autre selon les sources de production, en fonction des nuances d’acier mises en œuvre, de la constance de la qualité de production, du savoir-faire en matière de taillage, de maîtrise des revêtements... Rappelons qu’en France, le groupe Tivoly reste avec son usine savoyarde le dernier fabricant français de forets HSS, sachant que ses sites de Saint-Etienne et Bourges sont dédiés au foret carbure. Les forets à plaquettes carbure de Diager sont eux aussi produits dans l’Hexagone, sur son site jurassien de Poligny. Citons également l’Allemand Walter Titex qui dispose d’un site dans l’est de la France, à Soultz-sous-forêts, pour ses forets en carbure monobloc (ainsi que des forets HSS coniques et étagés). 

L’acier rapide pour les machines portatives

L’outil le plus standard est donc le foret en acier rapide HSS, préconisé pour tous les aciers d’une dureté standard comme les aciers de construction, les aciers non alliés, etc. Il autorise un perçage dans des matériaux d’une dureté allant jusqu’à 900 N/mm². 

Dès qu’il s’enrichit en cobalt, le foret HSS peut attaquer des aciers plus difficiles, notamment les aciers inoxydables, le cobalt ayant pour propriété de protéger l’outil contre les montées en chaleur, selon les conditions de coupe ou de dureté de la matière. Ainsi, l’acier HSS Co 5% (HSS-E) convient pour des perçages jusqu’à 1200 N/nm², offrant une bonne tenue à l’échauffement tout en ne fragilisant pas trop l’outil. 

Un cran au-dessus, le HSS-E Co8, d’une teneur de 8% en cobalt, offre une résistance aux contraintes thermiques encore supérieure et est adapté pour les aciers fortement alliés. L’inconvénient de cette nuance est que l’outil devient cassant.  Les forets HSS cobalt se retrouvent notamment dans l’aéronautique, pour les assemblages de carlingues, qui ne peuvent être effectués qu’à la perceuse pneumatique. 

Il existe également des forets en acier fritté issu de la métallurgie des poudres, bénéficiant d’une structure très homogène et offrant une résistance à l’usure et à la chaleur élevée. 

Le carbure supplante le HSS en production 

Les forets carbure sont utilisés pour des perçages extrêmement exigeants dans des matériaux très durs, où des forets HSS ne peuvent convenir. Permettant également des vitesses de coupe supérieures, les forets carbure, plus particulièrement les forets carbure monobloc, ont donc supplanté le foret HSS dès qu’il s’agit de technologies d’usinage modernes exigeant des vitesses de rotation élevées. Le carbure est en fait une poudre, un composé fritté de carbure de tungstène associé à des métaux de liaison comme le titane, le cobalt ou le nickel avec des proportions différentes selon les propriétés attendues.

Le foret à plaquettes carbure dispose d’un corps en acier rapide auquel ont été rapportées des plaquettes carbures brasées qui renforcent les qualités et la précision de perçage du foret HSS, dès qu’il s’agit d’usiner une pièce d’acier dont la nuance se situe au-delà de 33 HRC (environ 1100 N/mm2)... Lorsque la plaquette est usée, il suffit de la changer. Ce type de foret, disponible dans les gammes standard de 1,5 à 20 mm de diamètre, peut s’utiliser sur des perceuses à colonne mais aussi sur des centres d’usinage. En revanche, il ne convient plus pour les aciers très durs ou lorsqu’un fort rendement au trou est exigé. Dès que la notion de coût au trou de perçage entre en jeu, et qu’il s’agit d’aciers dès 45 HRC, et de composites, le foret à embouts carbure et surtout le foret carbure monobloc s’imposent. Proposant avec des vitesses élevées une productivité supérieure au foret à plaquettes carbure, le foret à embouts ou inserts carbure a vu le jour il y a une quinzaine d’années. Il dispose lui aussi d’un corps en acier HSS dont la tête est ici équipée d’embouts carbure amovibles, avec des géométries et des nuances optimisées pour les différents types d’aciers. Il suffit de changer l’embout carbure pour modifier les caractéristiques de l’usinage, sans immobiliser l’outil et en évitant les temps morts, les industriels ayant travaillé ces dernières années sur la rapidité du changement des embouts. Néanmoins, les forets à inserts carbure ne sont disponibles que dans des plages de diamètres de 10 à 30 mm, parfois 8 mm, limite technique pour ce genre d’outils. 

Le carbure monobloc

Plus répandu que le modèle à embouts, le foret carbure monobloc, donc le corps est intégralement composé de cette poudre frittée, est devenu un classique des ateliers. Il permet de réaliser un trou en une seule étape, de bien évacuer les copeaux et offre donc un très haut rendement, sachant que la qualité du porte-outil joue également.

Au-delà du mélange qui, comme on l’a vu, obéit à des compositions variées pour optimiser les applications, les différents types de carbure ont soit la forme de micro-grains, ce qui représente 90% des ventes des forets carbure monobloc que l’on retrouve dans la distribution, ou de nano-grains, dits également sub-micro grains. De dimension inférieure au micron, ces grains permettent d’obtenir des arêtes vives, très précises. 

De façon générale, pour une utilisation optimisée, un foret carbure s’utilise à des vitesses de rotation élevées, que ne peut donc plus encaisser un foret HSS. Toutefois, fragile et coûteux, il supporte mal les vibrations et risque de voir sa durée de vie raccourcie en cas d’utilisation sur une perceuse portative, ce qui le dédie aux machines de production dans lesquelles il sera correctement bridé. 

Le transfert des forets HSS sur les forets carbure monobloc en production implique aussi que désormais c’est sur les outils carbure que se concentrent les fabrications spéciales, pour répondre précisément aux contraintes d’un industriel en termes de profondeur de perçage, de productivité, etc. De même, si les trous d’huile intégrés étaient auparavant présents dans les forets HSS quand ils servaient en production, ils ont aujourd’hui pratiquement disparu au profit des outils carbure, dès que ces derniers sont dimensionnés pour faire des trous à partir de 5 fois leur diamètre. 

Deux lèvres, le standard

Quelle que soit la matière dont est composé le foret, le profil des goujures détermine l’aptitude de l’outil à former et à faciliter la remontée des copeaux, contribuant ainsi à évacuer la chaleur. Il est donc optimisé en fonction de la matière usinée, des goujures profondes étant requises pour des matériaux collants comme l’aluminium ou pour faire des perçages profonds. Globalement, parmi les plus fréquentes, une goujure de type N décrit une goujure standard. Si elle est de type S, elle est plus profonde.

Plus le foret présente de taillants (lèvres), moins il comprend de goujures. En revanche, son âme, la partie centrale, est plus importante, ce qui rend l’outil plus rigide. De même, l’effort porte sur un plus grand nombre d’arêtes de coupe, au profit d’un produit plus résistant mais qui va aussi demander plus d’efforts pour pénétrer le support, d’où son utilisation sur des machines-outils. Le foret avec deux lèvres de coupe domine les ventes des articles vendus dans la distribution, les forets trois lèvres et quatre lèvres constituant encore des niches, réservées aux forets pour la production. 

Géométries de pointe 

Différents types d’affûtage sont proposés, depuis l’affûtage dit à dépouille conique, que l’on retrouve notamment sur les forets HSS, à des affûtages favorisant la fragmentation des copeaux, la multiplication des avances par rapport à un foret conventionnel, etc.

Devenu un standard pour les forets HSS, l’affûtage de la pointe en croix, apparu dans les années 90, permet au foret de s’autocentrer, ce qui lui évite de déraper sur une surface plane, apportant aussi plus de précision et générant moins d’efforts pour l’utilisateur. Autour de ce foret pointe en croix, des variantes ont été élaborées comme l’affûtage un tiers-deux tiers, un tiers non aminci pour deux tiers amincis jusqu’à la pointe pour avoir une âme plus forte. 

De façon à s’adapter au mieux au métal à percer, de nombreux angles de pointe sont proposés, avec, parmi les plus courants, l’affûtage à 118° mais aussi le 130 ou 135° pour les forets HSS, et jusqu’à 145° pour les outils carbure. Plus l’angle de pointe est pointu (comme le 118°), plus la résistance à l’usure sera faible, ce qui le destine plutôt au perçage des aciers doux et aciers de construction. Plus le métal à percer est dur, plus l’angle de pointe devra être grand et s’aplatir, se concrétisant par un arête de coupe courte, plus résistante mais demandant, on l’a vu, plus de pression. Il existe ainsi des affûtages auto-centrants, avec des surfaces planes, offrant une grande constance des paramètres géométriques. Cet affûtage 4 faces planes est destiné notamment au perçage des inox. 

La différence par le revêtement 

Pour compenser les efforts demandés, par exemple par une géométrie particulière, la présence d’un revêtement devient essentielle pour augmenter les performances de l’outil, qu’il soit HSS ou carbure. Faisant office de barrière thermique, le revêtement a pour objectif d’augmenter la dureté superficielle du foret, de réduire la force exercée, d’augmenter la vitesse de coupe et d’assurer une durée de vie importante de l’outil. Le revêtement permet de lutter contre les trois phénomènes de dégradation des outils, c’est-à-dire l’abrasion, l’oxydation et le frottement. 

Cette couche très fine, de 2,5 microns en général, influence ainsi fortement les performances de l’outil, avec évidemment un surcoût. L’opération est effectuée sous vide, provoquant un détachement de particules métalliques par arc électrique. Mélangées à des gaz, notamment de l’azote, pour créer la nitruration, ces particules viennent se déposer la partie de l’outil exposée, ce qui va donc accroître sa dureté, abaisser son coefficient de frottement, augmenter sa vitesse de coupe et sa tenue à la température. A titre indicatif, un revêtement TIN (nitrure de titane) affiche une dureté d’au moins 2 100 HV, un revêtement TIALN (nitrure de titane et aluminium) de 3 200 HV autorisant des températures de travail supérieures jusqu‘à 800°C, un revêtement TICN (carbonitrure de titane) de 3 100 HV, un revêtement NCR (nitrure de chrome) de de 2 500 HV. 

Le traitement de surface peut également améliorer l’utilisation de l’outil. Il est obtenu par oxydation ou vaporisation, promettant ainsi une augmentation de la tenue à l’usure et une réduction des risques de colmatage des copeaux, notamment lors du travail de l’inox. 

Le revêtement et le traitement de surface contribuent à donner au foret ses caractéristiques colorielles. En fonction du processus de vaporisation, le foret peut aller d’un aspect brillant jusqu’à une tonalité noire, en passant par différentes nuances de cuivré. Ce moyen est utilisé également par les marques pour favoriser l’identification du foret par rapport à son utilisation. 

Profondeur de perçage 

Un foret se définit aussi par sa profondeur de perçage, exprimée en nombre de fois son diamètre. Ainsi un foret de diamètre 10 mm en 5d est en mesure de percer une profondeur de 50 mm...

En standard, les diamètres se concentrent sur les 1 à 13 mm mais évidemment peuvent aller bien au-delà. Sur le foret mono-carbure, par exemple, les diamètres démarrent à 0,1 mm, niche dédiée aux circuits imprimés par exemple, jusqu’à 25 mm ou 30 mm pour les produits figurant en catalogue. Certains forets présentent des diamètres supérieurs mais relèvent alors du sur-mesure

En fait, chaque gamme se décline en foret court, extra court, long, extra-long, des données très normalisées. Ainsi, un foret DIN 18-97, extra court convient pour des perçages peu profonds, il est conçu pour percer entre une et deux fois son diamètre. Le Din 340 désigne le foret long, capable de percer cinq fois son diamètre tandis que le DIN 18-69 correspond à l’extra-long pour aller de 7, 8, à 12 fois le diamètre. Le foret court DIN 338, qui représente 95% du marché, est considéré comme le foret standard. Il est optimal pour trois diamètres.  

Des attentes différentes

La scission des forets hélicoïdaux en deux familles, d’un côté le foret HSS pour des utilisations centrées sur machine portative, de l’autre le foret carbure pour la production, se répercute en une prise en compte d’attentes des utilisateurs bien différentes.  D’un côté l’artisan, qui recherche plutôt du confort de travail, avec des outils faciles à centrer, y compris quand il est en haut d’une échelle ou dans des positions qui ne favorisent pas un travail précis, et qui commence à être sensibilisé à la nécessité de réduire les risques de troubles musculo-squelettiques. De l’autre, le client industriel qui, pour ses machines à commandes numériques, raisonne par coût au trou, donc s’intéresse surtout aux gains de temps générés, en termes de rapidité mais aussi de durée de vie de l’outil, la résistance lui donnant aussi les moyens de gagner au niveau du changement d’outils. Selon les spécialistes, les travaux de perçage représentent entre 50 et 70% du temps d’usinage. Donc, le choix du foret pèse évidemment lourd dans les enjeux d’amélioration du process. Ces démarches passent par des tests sur machine et par un accompagnement de la force de vente du fournisseur et du distributeur pour bien comprendre les attentes du client professionnel. Dans ce cas, l’accent porte sur un outil précis et non sur une gamme. 

Pour la première cible, celle de l’artisan, l’objectif est aussi de faciliter le choix, à travers par exemple des conditionnements adaptés, ergonomiques et résistants aux chocs, mais aussi des marquages visibles dans le temps sur l’outil pour que l’utilisateur puisse identifier son foret avant et après l’utilisation. Tivoly, par exemple, ajoute également sur ses packagings les performances du produit par rapport à un outil standard et indique les conditions de coupe optimales, préconisant même la vitesse de la machine pour que l’utilisation de l’outil soit maximisée. De la même manière, les coffrets avec des compositions bien ciblées ou orientées sur le 20/80 sont en mesure d’emporter l’adhésion du client final même si les ventes à la pièce restent majoritaires. 

N’oublions pas que cette famille, même si elle comprend des outils banalisés et représente une valeur unitaire faible, peut créer de la valeur chez le distributeur. Plus les forets à valeur ajoutée sont mis en avant, mieux le point de vente s’y retrouve, d’autant que l’utilisateur, vu les gains générés, y trouve aussi son compte. De plus, le foret HSS, dont le marché pourrait avoisiner les 50 millions d’euros selon certaines estimations, profite actuellement de la reprise du secteur du bâtiment tandis que le foret carbure est lui plus que dynamique, porté par les exigences de rentabilité des industriels.     

Agnès Richard

Diager

Foret réf. D2409-D2418

Type de produit : Foret plaquette carbure 2 lèvres

Composition : Corps acier rapide, plaquette carbure K20    

Matières usinées : Aciers alliés, aciers non alliés, fonte graphite laminaire, fonte graphite sphéroïdale, inox, aluminium, alliage de titane, cuivre, plastique

Plage de diamètres de perçage : Ø 1,5 à 20 mm

Longueurs de perçage : de 18 à 140 mm    

Géométrie-affûtage : Coupe à droite 6°, hélice à droite 25°, goujures N, affûtage AF1, brasage à très haute température

Trou d’huile intégré : non

Autres caractéristiques : DIN 338, fabriqué en France

 

Riss

Foret HSS Tecn’X «GOLD»    

Type de produit : Foret HSS

Composition : Dureté 61/63 Hrc    

Matières usinées : Acier décolletage
Acier faiblement allié <700 Nmm²
Acier faiblement allié <950 N/mm²
Acier allié >950 N/mm²    

Plage de diamètres de perçage : Ø 1 à 13 mm

Longueurs de perçage : de 12 à 101 mm    

Géométrie-affûtage : Affûtage en croix, auto-centreur. Angle de pointe de 135°
angle d’hélice 30°

Type de revêtement : Intérieur bruni, extérieur doré

Trou d’huile intégré : non

Autres caractéristiques : Goujure intégalement meulée pour une précision optimale ; Queue 3 méplats pour éviter les rotations dans le mandrin    

 

Dewalt

Foret Métal HSS-G Extreme 2TM

Type de produit : Foret HSS-G

Matières usinées : Aciers alliés et non alliés, fonte grise, fonte malléable, métaux non ferreux, plastiques durs

Plage de diamètres de perçage : Ø 1 à 13 mm

Longueurs de perçage : 12 à 98 mm

Géométrie-affûtage : Angle de pointe de 135°

Type de revêtement : Oxyde ferreux doré

Trou d’huile intégré : non

Autres caractéristiques :
« Pilot Point »  tête centreuse pour plus de précision au démarrage du perçage
50% plus résistant que HSS-R
4 fois plus rapide que HSS-R    
Norme DIN 338

 

Izar

Foret 1021    

Type de produit : Foret HSSCO 5% DIN 338 W

Composition : M35

Matières usinées : Tôles inox 304-316

Plage de diamètres de perçage : Ø 1 à 13 mm

Longueurs de perçage : entre 3d et 5d

Géométrie-affûtage : Angle de pointe de 135º

Type de revêtement : Oxydation 2 couleurs black & gold

Trou d’huile intégré : non

Autres caractéristiques : 3 méplats queue géométrie IZAR    
Utilisation sur perceuses rotatives

 

Ruko

Foret DIN 338 « SPEEDCut » HSS affûtage spécial        

Type de produit : Foret HSS - G taillé meulé

Composition : HSS-G

Matières usinées : Aciers - Alu - Plastiques

Plage de diamètres de perçage : Ø 1 à 13 mm

Longueurs de perçage : 12 à 101 mm

Géométrie-affûtage : Angle de pointe de 118°

Type de revêtement : Polissage & Vaporisation    

Trou d’huile intégré : non    

Autres caractéristiques :
Queue 3 méplats / Géométrie de coupe spécialement adaptée aux tôles minces

 

Celesa

Foret BC95

Type de produit : Foret HSS-Co 5%

Composition : Acier rapide 5% cobalt    

Matières usinées : Aciers jusque 120 kg et aciers inoxydables    

Plage de diamètres de perçage : Ø 1 à 13 mm

Longueurs de perçage : Jusqu’à 10 cm en diamètre 13 mm

Géométrie-affûtage : Angle de pointe de 135º avec affûtage en croix et brise-copeaux

Type de revêtement : sans

Trou d’huile intégré : non

Autres caractéristiques : queue avec triple méplat

 

Tivoly

Foret métal HSS Furius

Type de produit : Foret HSS revêtu

Composition : HSS M2 revêtu FUSIO    

Matières usinées : Aciers résistants < 950 N/mm², fontes    

Plage de diamètres de perçage : Ø 1 à 13 mm

Longueurs de perçage : Suivant la norme DN 338

Géométrie-affûtage : Hélice à 35° ;  Affûtage pointe en croix 135°

Type de revêtement : Revêtement multicouche FUSIO - Ti2CN

Trou d’huile intégré : non

Autres caractéristiques : Made in France
Un des coefficients de frottement les plus bas du marché (0,2)
Une dureté de surface de 3 200 HV
Un marquage laser haute lisibilité
USDA H1
Packaging industrie avec conditions de coupe indiquées pour chaque diamètre
Commercialisé dans de multiples conditionnements adaptés aux professionnels en atelier et sur chantier

 

Alpha Coupe

«Gold & Black», référence GBX

Type de produit : Foret HSS taillé meulé 

Composition : HSS de qualité M2 (plus haute qualité d’acier rapide)

Matières usinées : Acier, aluminium, fonte, alliages de cuivre

Plage de diamètres de perçage :
Ø 1 à 13 mm par pas de 0.1 mm  
Ø 13,5 à 20 mm par pas de 0,5 mm en queue réduite à 13    

Géométrie-affûtage : Affûtage en croix, angle de pointe de 135°    

Type de revêtement : sans

Trou d’huile intégré : non

Autres caractéristiques :
Auto-centrant, il n’est pas nécessaire de réaliser d’avant-trou.
Son angle d’affûtage à 135°  le rend plus résistant.

 

Van Ommen - Phantom

Foret 11 245

Type de produit : Foret carbure    

Composition : Carbure monobloc micrograin

Matières usinées : Aciers jusqu’à 60 HRC et fontes    

Plage de diamètres de perçage : Ø 5 à 16 mm
Longueurs de perçage : 5x le diamètre

Géométrie-affûtage : High Feed

Type de revêtement : AICrN-X    

Trou d’huile intégré : oui    

Autres caractéristiques : 

Foret spécial qui permet de travailler à des avances très élevées, faisant des trous tolérances H7 (sans besoin d’aléser).            

 

Hepyc

Foret 1177 HM-MD DIN 6537L

Type de produit : Foret carbure

Composition : ISO K35 - Wc 90%+Co10%

Matières usinées : Acier HRC 45-55

Plage de diamètres de perçage : Ø 3 à 20 mm

Longueurs de perçage : 5xD

Géométrie-affûtage : Angle de pointe de 140º, hélice à 30º

Type de revêtement : TIALN

Trou d’huile intégré : oui        

 

Schill

509 PROGRESSO TIN

Type de produit : Foret HSS Taillé meulé - revêtu TiN

Composition : HSS + revêtement TiN (Nitrure de Titane)

Matières usinées : Aciers jusqu’à 1 000 N/mm², aciers moulés, fonte grise, fonte malléable, laiton nickelé, matière plastiques dures ou malléables, divers matériaux tels que Plexiglas, bakélite ou Pertinax.
Usage occasionnel  pour les travaux d’acier inoxydable, aluminium, cuivre ou laiton.

Plage de diamètres de perçage : Ø 1 à 13 mm

Longueurs de perçage : DIN 338

Géométrie-affûtage : Hélice SN 35° à 40°. Grand angle d’hélice, âme renforcée, goujures normales.
Pour les conditions de perçage difficile.
Affûtage en croix 130° spécial et optimisé à partir du Ø 1mm.

Type de revêtement : Revêtement TiN (Nitrure de Titane)

Trou d’huile intégré : non

Autres caractéristiques : Revêtement uniquement sur la partie utile du foret
Vitesse de coupe +60%
Durée de vie +400%
Excellent rapport prix/performances

 

Metabo

Coffret de forets HSS-Co, 25 pièces (627122000)

Type de produit : Foret HSS-Co

Composition : Acier rapide à haute performance allié au cobalt conforme à la norme DIN 338    

Matières usinées : Acier, acier VA, fonte d’acier, métaux non ferreux, matières plastiques, alliages spéciaux, acier CrNi, jusqu’à 1100 N/mm² de résistance à la rupture par traction.    

Plage de diamètres de perçage : 25 références de Ø 1 à 13 mm

Géométrie-affûtage : Cylindrique, type N, épaisseur de noyau renforcée, affûtage en croix à 135° conformément à la norme DIN 1412 C (à partir de 2 mm), tolérance pour le diamètre h8

Type de revêtement : Surface bronze

Autres caractéristiques : Utilisation intensive et précise dans l’artisanat ou l’industrie ; 25 pièces, dans un coffret en plastique robuste