Les pantalons de travail
L’ergonomie sous toutes les coutures
Les pantalons de travail forment l’essentiel du marché du workwear avec des ventes qui sont d’un rapport de sept à un par rapport à celles des vestes et autres blousons. Du fait de leur amélioration constante au fil du temps, ils permettent aujourd’hui de travailler en tout confort tout au long de la journée avec des produits résistants et esthétiques. La prochaine étape sera celle de l’éco-responsabilité systématisée.
La sécurité au travail est aujourd’hui devenue un impératif pour toutes les entreprises, espérons-le, et cet engagement implique l’achat de nombreux équipements pouvant protéger les travailleurs de la tête au pied. Si certains équipements ont une légitimité immédiate, comme les cagoules de soudage pour un soudeur, une combinaison à usage unique pour les environnements chimiques, un casque anti-bruit pour les milieux bruyants, d’autres sont considérés comme moins incontournables car pouvant faire l’objet de substitution par des fournitures communes. On trouve dans ce champ tous les articles non normés dont l’intérêt premier et d’apporter un confort au travail, et en particulier tout l’univers workwear dont la proximité avec les vêtements du quotidien est patente. Cet article se propose de n’aborder que la partie pantalon.
Le tissu et la coupe
Ayant le workwear comme angle principal de cet article, nous allons le commencer avec tout ce qui relève des éléments de confort, attributs qui se sont imposés progressivement depuis une vingtaine d’année avec une accélération indiscutable sur la dernière décennie, dans la droite ligne de ce qui se fait dans le sport et dans l’outdoor. Nous aborderons les autres composantes des pantalons dans un second temps.
L’évolution qualitative des pantalons s’articule principalement autour de deux grands vecteurs, à savoir l’extensibilité des tissus et la qualité des coupes. Ces deux éléments se nourrissent l’un l’autre, le stretch permettant des coupes plus recherchées et l’engouement pour les coupes ajustées suscitant un intérêt supplémentaire pour le stretch. Les pantalons peuvent réellement s’adapter à la morphologie des personnes. Les collections actuelles font ainsi la part belle aux tissus extensibles, lesquelles permettent de pallier des inconvénients des précédentes offres en termes de rigidité des formes et plus simplement d’esthétique.
Pour autant, il faut garder à l’esprit que tous les pantalons ne sont pas stretch car certains demandent avant tout de la robustesse et de la solidité, peut-être 20% en volume sur le workwear. On peut penser ici à ceux des charpentiers, des couvreurs, des étancheurs, des métiers dans lesquels les pantalons sont mis à rude épreuve en matière d’abrasion et d’exposition à la chaleur. Le stretch est fondamentalement moins solide car la fibre peut s’étendre.
Stretch mécanique 2D
Pour le stretch, l’extensibilité des tissus est obtenue de deux façons différentes. Le procédé peut être mécanique avec un tissage sans fibres élastiques pour obtenir un stretch bidirectionnel, on parle alors de stretch mécanique. Il peut aussi faire intervenir des fibres élastiques avec ici deux possibilités de fabrication qui mène le premier au stretch 2D et le deuxième au stretch 4D, leurs dénominations communes sur le marché. Ces chiffres indiquent simplement que les extensions sont bidirectionnelles ou quadridirectionnelles – un mouvement d’élargissement sur un axe est dit bidirectionnel car il augmente la surface dans deux directions opposées, et dit quadridirectionnel quand il est sur les deux axes.
La première famille est donc celle du stretch mécanique, un terme qui vient désigner un tissu, communément un polyester majoritaire avec du coton, dont l’extensibilité est obtenue sans apport de fibres élastiques. Concrètement, les fils utilisés ici sont texturés ou torsadés. Texturés, leur structure a été déformée puis stabilisée pour leur donner un peu de volume et de souplesse. Torsadés, ils emmagasinent une torsion élevée. Dans les deux cas, cela permet de créer une micro-élasticité naturelle. Ce mode de fabrication apporte une possibilité d’étirement dans une seule direction, en général celle de la trame, même si cela peut différer en fonction de l’armure du tissu : l’armure est le plan de tissage qui donne les propriétés textiles, avec un fil de chaîne solide et peu extensible dans la longueur du tissu et un fil de trame plus souple dans la largeur (perpendiculaire).
Cette technique du stretch mécanique permet d’obtenir des tissus résistants, souvent légers et qui, par leur composition, supportent bien les lavages et la chaleur. Ils ont par ailleurs une bonne stabilité dans le temps, se déformant peu en dépit d’une capacité de retour à la forme initiale inférieure aux tissus intégrant des fibres élastiques – ils peuvent perdre un peu de tenue mais ne se distendent pas de façon inconsidérée.
Stretch 2D à fibres élastiques
Les autres tissus extensibles sont obtenus en intégrant des fibres élastiques dans leur composition – un pourcentage très variable compris entre 5 et 20%. Pour le stretch 2D, la règle est d’incorporer dans la trame de la fibre élastique, en règle générale de l’élasthanne – polyuréthane élastomère dont les noms commerciaux les plus connus sont Lycra® et Spandex™ –, sans qu’un mode de fabrication particulier ait été développé. L’objectif de cet apport est de conférer une forte élasticité dans le sens de la trame, un étirement bidimensionnel qui justifie la dénomination 2D même si une faible élasticité est également créée sur l’autre axe du tissu (un axe fort et un axe faible). Il existe d’autres fibres que l’élasthanne, comme le Sorona® qui combine deux tiers de polyester PTA et un tiers de glucose extrait du maïs (PDO).
Les tissus stretch 2D offrent l’avantage d’offrir une souplesse certaine dans le mouvement tout en gardant une bonne structure aux vêtements et une reprise correcte de sa forme au repos. Pour les pantalons, la coupe peut être bien travaillée pour suivre les formes du corps, réduire les tensions au niveau des zones sensibles comme les genoux, et pouvoir s’asseoir et se pencher sans gêne – ils restent bien ajustés sans glisser ni bailler.
Stretch 4D à fibres élastiques
De son côté, la technologie stretch 4D apporte une élasticité plus importante qui permet d’étirer réellement les tissus dans quatre directions, et non deux seulement. Par rapport à un stretch 2D qui utilise un fil tissé classique en chaîne et trame avec l’intégration d’élasthanne dans un seul sens, en règle générale la trame, le 4D peut être fabriqué avec un tissu tissé intégrant de l’élasthanne en chaîne et en trame (procédé complexe et coûteux) ou le plus souvent un tissu tricoté mélangeant des fibres comme le polyester ou le polyamide avec de l’élasthanne dans toute sa structure. Le tricot crée de boucles qui s’enchaînent et peuvent se déformer dans tous les axes, ce qui crée des tissus naturellement extensibles. Le stretch 4D est très répandu dans l’outdoor pour la randonnée, l’alpinisme où il faut des vêtements confortables avec des coupes près du corps qui donnent une grande latitude de mouvement. Dans ces différentes constructions, il peut y avoir des renforcements sur des endroits sensibles du pantalon (entrejambe, genoux, bas de jambe, entrée de poche) qui sont façonnés en polyamide haute ténacité Cordura® en versions non-stretch. La fourche et la partie supérieure du genou (bas de la cuisse) sur laquelle on force en s’accroupissant sont celles qui sont le plus susceptibles de recevoir des inserts incorporant de l’élasthanne. Précisons ici que les dommages qui occasionnent le plus souvent la réforme du pantalon sont l’entrejambe et la fermeture zip, la dégradation d’un de ces éléments entraînant dans 90% des cas la mise au rebut du vêtement.
Lavage industriel pour le stretch premium
Pour tous ces vêtements, il faut faire attention aux préconisations de lavage car tous les stretchs ne se valent pas. Il y a comme dans toutes propositions commerciales de l’entrée de gamme comme du premium. Ainsi, il est possible de retrouver sur le marché des vêtements stretch qui ne peuvent être nettoyés qu’à des températures de 30°C ou 40°C et qui ne supportent pas les essorages intensifs. Ils sont encore moins adaptés aux lavages industriels où le séchage s’effectue dans un tunnel où la chaleur est portée durant un temps de quelques secondes au-delà des 100°C. Le tissu du pantalon est ici mis à rude épreuve et dans le cas des fibres élastiques, cette montée en température empêche le retour à leur forme initiale. Cela dit, il y a d’un autre côté des stretchs très qualitatifs qui peuvent tolérer ce traitement. La règle sur le lavage n’est pas uniforme malgré ce que l’on pourrait penser au premier abord.
La diversité des coupes
Avec ce matériau stretch, les marques offrent à leurs designers des libertés accrues pour concevoir les vêtements, et notamment les pantalons. De fait, ils peuvent imaginer des formes qu’il était impossible de réaliser auparavant avec l’avantage d’obtenir un « fit » d’un grand confort associé à une esthétique de haut niveau.
Dans leur travail, ces créateurs peuvent utiliser les propriétés des tissus stretchs pour créer des formes ergonomiques qui peuvent épouser les corps sans créer de compression, intégrer des panneaux extensibles dans des zones ciblées, réduire les marges de confort classiques qu’il était auparavant obligatoire de prévoir pour donner de la liberté de mouvement ; ici, le stretch remplit cet office. Grâce à ces qualités, tout en multipliant les possibilités de design, les pantalons qui intègrent des tissus extensibles s’ajustent aux différentes morphologies, apportent une fluidité dans le mouvement, occasionnent moins de tiraillements et de tensions sur les coutures. Pour résumer, le pantalon suit le mouvement au lieu de le contraindre.
C’est tout naturellement, que dans ces conditions, le design des pantalons de travail ait évolué pour quitter les rivages d’un classicisme universel pour se rapprocher des univers du sport et de l’outdoor soumis aux influences de la mode. Soutenue en premier lieu par une montée en puissance des marques scandinaves et allemandes, cette transformation amorcée il y a une vingtaine d’années est aujourd’hui un fait totalement intégré par l’ensemble des acteurs du marché.
Nonobstant le positionnement des marques, ils proposent tous des pantalons fittés intégrant du stretch et épousant le corps sans le gêner avec des coupes, pour continuer dans les anglicismes, qui oscillent entre le regular (droit classique ni serré ni large) et le slim (ajusté sans être serré, jambes fuselées). Le choix dans les coloris est également beaucoup plus varié qu’auparavant avec des teintes qui auraient été qualifiées d’exotiques fut un temps (menthe, orange, pastels…).
Dans le travail et au-delà
Les pantalons en tissu stretch se sont définitivement imposés sur le marché avec des utilisateurs qui se sont vite appropriés ces vêtements. Les porteurs ont en effet des demandes réelles en termes d’extensibilité des tissus du fait des positions diverses qu’ils peuvent prendre au cours de la journée : se baisser, s’accroupir, monter une jambe, se mettre en appui sur les genoux, etc.
Au-delà de cette attente légitime, la possibilité de faire varier les formes et de proposer des lignes actuelles qui n’ont plus rien à voir avec les pantalons droits d’antan agrémentés de quelques poches permet d’augmenter l’acceptabilité de ces vêtements par leurs porteurs. Il n’est plus rare de voir des professionnels conserver leur pantalon workwear en dehors de leur lieu de travail ou de leurs chantiers – sans pour autant le porter à tout bout de champ. Cet équipement ne renvoie plus l’image négative qui pouvait lui être accolée auparavant. Cette acceptabilité joue également un rôle majeur dans la durée de vie des vêtements, un utilisateur étant plus disposé à prendre soin d’un pantalon qu’il apprécie, a contrario d’un autre qu’il n’aime pas porter.
Le déploiement des lignes féminines
La différenciation des lignes de pantalons workwear pour les hommes et pour les femmes rentre également dans cette optique d’amélioration du confort et de l’esthétique. Les femmes sont en effet très demandeuses de porter des pantalons qui correspondent réellement à leur morphologie et au-delà à leur vision de ce que doit être un vêtement, laquelle peut largement différer de l’approche masculine. Les deux morphologies ont de fait leurs spécificités propres et doivent être couvertes par des patronages dédiés pour garantir le bien-être et l’aisance des mouvements. Cette obligation devient de plus en plus forte au fil du temps du fait du grand nombre de femmes travaillant dans le domaine de l’industrie, du bâtiment, des services et de la normale reconnaissance de leurs attentes qui leur est due. Elles représenteraient aux alentours de 25% de la cible clients et la proportion augmente régulièrement.
Les marques se sont fortement engagées dans cette voie avec de très nombreuses gammes aujourd’hui expressément dessinées pour l’un ou l’autre sexe. Cela dit, certaines se contentent de proposer un pantalon taille basse, pour schématiser, tandis que d’autres mènent un véritable programme de développement basé sur l’anatomie féminine. Les modèles pour femmes ont une coupe plus cintrée à la taille et des lignes plus courbes, avec davantage de découpes (coutures, empiècements) afin d’épouser le galbe du corps, notamment au niveau des hanches et des fesses. Les peuvent aussi être plus ajustées. Cette recherche fonctionnelle et esthétique implique des constructions plus élaborées que pour les modèles masculins, avec plus de travail pour la fabrication.
Conception minutieuse
Indépendamment de celui effectué spécialement pour les gammes féminines, un gros travail de design est demandé aux marques, avec des efforts importants à réaliser pour concevoir des gammes complètes couvrant toutes les morphologies des individus. Beaucoup plus compliqués à dessiner qu’auparavant, pourvus d’un patronage complexe, les pantalons workwear actuel doivent être réévalués pour chaque taille afin de s’assurer qu’ils préservent leur équilibre. La dimension et le positionnement de tous leurs éléments doivent être vérifiés : empiècements en harmonie avec la forme générale du pantalon ; poches situées pour conserver un accès optimal ; genouillères correctement placées pour remplir leur usage de protection ; bandes rétro-réfléchissantes respectueuses des normes dimensionnelles relatives aux classes de la haute visibilité – elles sont en proportion plus grandes sur les petits modèles pour maintenir une superficie donnée.
Nous l’avions déjà précisé dans un précédent article, la diversité des morphologies entraîne une grande variété de références à prévoir pour couvrir tout l’échantillon des possibles et seules les plus grandes marques sont en capacité de proposer toutes les déclinaisons pour un modèle donné, avec des travaux à façon pour les tailles les plus extrêmes.
Fonctionnalités variées
Au-delà de leur tissu principal et leur forme définie par leur patron, les pantalons bénéficient d’éléments complémentaires qui viennent encore améliorer le confort au porté et apporter différentes fonctionnalisées. Parmi ces éléments, on peut citer la mercerie, à savoir tout ce qui n’est pas le tissu principal mais qui permet de construire, fermer et renforcer le pantalon. A ce titre, nous avons les fermetures et systèmes d’ouverture (fermeture à glissière, boutons, bouton-pression), les éléments de maintien (ceinture intégrée ou passants de ceinture, taille élastiquée, cordon de serrage), les renforts (genoux, poches, bas de jambe, surpiqûres), les finitions et détails (étiquettes, galons, haute visibilité).
On peut aussi ajouter les genoux préformés qui limitent les tensions sur ces articulations en position accroupie, le dos rehaussé qui permet de couvrir efficacement le bas du dos quand le corps est en flexion avant, les fourches sans couture qui apportent de la souplesse au niveau de l’entrejambe. D’autres éléments peuvent être intégrés comme des parties en maille respirante, parfois protégées par une ouverture à zip, qui permettent de créer des zones d’aération. Il ne faut pas oublier non plus les possibilités offertes par des fabricants de choisir entre plusieurs longueurs d’entrejambe, d’une façon usuelle le court, le standard et le long (au minimum deux), ou de bénéficier d’ourlets à dépiquer qui permettent d’augmenter la longueur des entrejambes de 2,5 à 7 cm selon les marques et les modèles. Le procédé des ourlets est présent d’une façon commune dans les pantalons pour l’industrie, au contraire de la solution du panel d’entrejambes, plus coûteuse car elle implique de travailler chaque pièce de façon spécifique – les pantalons ont chacun leur profil.
A ces éléments s’ajoutent les multiples poches de différentes sortes qui peuvent être implantées en divers endroits du pantalon. Les plus communes sont à l’italienne ou américaines à l’avant (intégrée dans la couture avec une ouverture en biais ou arrondie), plaquées à l’arrière (cousues sur l’extérieur du vêtement, comme pour un jean), et cargo à l’arrière ou sur le côté des cuisses (rapportée et cousue sur le vêtement, volumineuse avec souvent un soufflet et un rabat). Il en existe d’autres sortes (poche téléphone, poche clipsable…) avec plusieurs modes de fermeture, ce qui permet d’offrir une grande variété de modèles pour les utilisateurs, ainsi que de boucles et anneaux pour accrocher des outils et accessoires.
Des pantalons par destination
Arrivé à ce point de l’article, vous connaissez les grandes lignes du pantalon workwear standard. Mais attention, plus qu’un simple vêtement, il doit être considéré comme un outil de travail à part entière et donc être adapté à la profession de son porteur. En cela, il doit intégrer des fonctionnalités spécifiques à son métier qui dépassent les seuls critères d’esthétique, de confort et de fonctionnalités communes abordées jusqu’ici. Il doit répondre à des impératifs professionnels qu’il faut absolument prendre en compte pour proposer la bonne référence à son client utilisateur.
La plus évidente des particularités concerne les métiers où l’on est souvent à genoux, avec typiquement les carreleurs, les soliers, les étancheurs sur les toitures, les personnes des espaces verts, etc. Tous les membres de ces professions doivent s’équiper d’un pantalon incorporant des poches-genouillères selon la norme EN 14404 + A1 : 2010. Parfois réglables en hauteur, ces poches sont destinées à accueillir des mousses d’appui sur lesquelles viennent reposer les genoux des travailleurs. Sans cette précaution, cet appui répété crée un hygroma, maladie professionnelle caractérisée par la formation d’une poche de liquide synovial au niveau de l’articulation.
Des spécificités métier jusqu’au multinorme
Pour les maçons et autres professionnels confrontés à des matériaux mécaniquement agressifs (abrasifs, anguleux...), la présence d’une surface de protection sur l’avant des cuisses et/ou les fesses permet de réduire les risques de blessure du porteur et d’endommagement du pantalon. Les personnes travaillant en extérieur peuvent choisir des équipements pourvus d’une membrane imperrespirante imperméable à l’eau et au vent et perméable à la vapeur d’eau (transpiration). Les carrossiers doivent choisir des pantalons sans mercerie apparente pour ne pas risquer de rayer une surface. De leur côté, les pantalons des électriciens ne doivent pas inclure de métal pour éviter de provoquer des courts-circuits tandis que ceux utilisés dans les milieux médicaux doivent supporter le lavage industriel à haute température (norme EN 15797) pour des questions d’hygiène et de désinfection, pour empêcher la propagation des infections. D’autres professions qui pourraient a priori se contenter de pantalons workwear doivent au contraire s’orienter sur des vêtements normés multirisques. On peut citer ici les personnes dans la revalorisation des déchets et les garagistes qui travaillent sur les véhicules électriques qui doivent se protéger contre les risques chimiques.
Il faut aussi prendre en compte la visibilité avec la visibilité améliorée régie par la norme EN 17353. Des références obéissant à cette classe apparaissent sur le marché avec un arbitrage nouveau à faire avec les deux catégories préexistantes avec ou sans haute-visibilité EN 20471. Par ailleurs, la protection contre les UV n’est plus une préoccupation juste anecdotique avec le réchauffement climatique. Elle pousse les marques à proposer des modèles intégrant une défense contre les ultra-violets, barrière qui peut être apposée quelle que soit la nature du tissu.
Une dynamique positive
Au final, chaque professionnel choisit ses équipements en fonction de ses besoins propres. La diversité de l’offre dans les pantalons de travail permet à chacun de s’orienter vers les modèles qui correspondent le mieux à son métier, sa morphologie et ses goûts esthétiques, dernier facteur beaucoup plus important pour les artisans qui ont une réelle liberté de choix par rapport aux personnels des industries. Les évolutions en termes de tissus avec l’avènement du stretch sur une grande partie de la gamme, en termes de coupe avec la prise en compte des morphologies féminines et masculines, et dans tous les autres paramètres allant de la disposition de renforts et des poches jusqu’à la visibilité des tissus et leur protection face aux UV, font que le choix n’a jamais été aussi large qu’aujourd’hui pour les utilisateurs.
Le corollaire pour les marques de cette filière workwear est qu’elles doivent convaincre leurs distributeurs et leurs acheteurs de leur faire confiance dans un environnement de plus en plus concurrentiel. Elles s’emploient donc à renouveler leurs gammes de façon continue avec des coupes et des tissus améliorés et des process de production éco-responsables. L’évolution des pantalons workwear est de fait spectaculaire depuis vingt ans avec des produits toujours plus résistants et plus confortables à porter, et il est vraisemblable que cette évolution positive va se poursuivre à l’avenir avec la même dynamique.
Frédéric Bassigny
La dimension éco-responsable
Un autre point qu’il ne faut pas oublier dans cet article est l’influence des exigences normatives en termes d’éco-responsabilité. La loi AGEC sur la promotion de l’économie circulaire impose aux fabricants de prendre des mesures pour réduire leur empreinte carbone dans l’ensemble du cycle de vie de leurs produits. Cette injonction a des répercussions importantes au niveau du sourcing avec des approvisionnements en tissus qui ont évolué pour obéir aux nouvelles règles en vigueur. Les fabricants de tissus ont sorti de nouvelles compositions répondant aux normes actuelles avec des impacts tarifaires qui ont pu être légers pour les marques qui étaient déjà bien engagées dans ce processus comme plus marqués pour les marques qui étaient plus positionnées sur l’entrée de gamme et doivent de fait fournir un effort important pour répondre à ces règles RSE. Un autre critère de l’éco-responsabilité tient à la localisation des usines des tisseurs par rapport aux lieux d’assemblage des produits, distance qui influe directement sur les émissions carbone. Ce paramètre est de plus en plus pris en compte par les distributeurs et les fournisseurs eux-mêmes sont chaque année plus nombreux à effectuer la traçabilité totale de leurs produits. Cette information peut parfois apparaître sur un QR code imprimé sur une vignette unique qui tend à remplacer les multiples étiquettes auparavant cousues dans l’envers du pantalon. Cette évolution dans le domaine de l’éco-responsabilité se retrouve d’une façon globale dans l’intégration de plus en plus de pantalons labellisés GRS Global Recycled Standard dans les gammes des marques.
Maintenant, même si l’éco-responsabilité est en marche, l’effort consenti par la marque se traduit-elle toujours au niveau des ventes ? Une estimation donnée par un de nos interlocuteurs pour cet article nous donne un tiers d’acheteurs réellement sensibles à cet argument. Nul doute que cette proportion augmentera dans les années à venir.
Pantalon Concept Bisley - PIP
Le pantalon à ceinture stretch Concept Bisley (groupe PIP) réf. EPC4201 est fabriqué avec un tissu principal
250 g/m2 extensible dans les 4 sens constitué de 92% de nylon et 8% d’élasthanne, avec des renforts en tissu 100% polyester 600D Oxford avec revêtement PU transparent. Il possède sept passants de ceinture renforcés avec un passant plus large au centre du dos où les contraintes sont les plus fortes. Il compte de nombreuses poches (deux à onglet à l’avant, deux zippées et une à soufflet à l’arrière, cargo double entrée) plus des poches genouillères contrastées 96% polyester 4% élasthanne avec membrane TPU anti-abrasion.
Tailles du 48 au 58.
Steel Ripstop Cargo Pant Carhartt
Le pantalon Carhartt Steel Ripstop Cargo Pant réf. 105072 – distribution Seeds – en toile stretch 73% coton 24% nylon Cordura® 3% élasthanne 364 g/m2 offre liberté de mouvement et résistance supérieure grâce à son armature ripstop. De coupe Relaxed fit avec des genoux préformés, il comporte un bandeau souple au niveau de la taille, un empiècement d’aisance Cordura® stretch à l’entrejambe, des emplacements genouillère Cordura® stretch, sans compter ses nombreuses poches (cargo, arrière…). Les coutures principales sont triples tandis que les bas de jambe et les fonds des grandes poches sont renforcés.
Tailles du 40 au 52.
Bermuda de travail Synq & Sqope Sioen
Le bermuda de travail Sioen Synq & Sqope est composé d’un tissu principal stretch mécanique 65% polyester recyclé 35% coton 245 g/m2 complété de panneaux en Stretch Cordura® quadridimensionnel 89% polyamide 11% élasthanne 250 g/m2 avec finition déperlante DWR placés au niveau du dos, sur les côtés des jambes, à l’entrejambe et dans la bande de taille. Du renforcement est apporté par du tissu Cordura® 100% polyamide 215 g/m2 avec enduction PU et finition DWR. Cette fabrication associe robustesse et grande liberté de mouvement. Tailles du 42 au 66.
Pantalon Helios HV Cepovett
Répondant aux exigences de la classe 2 en haute visibilité, le pantalon Helios de Cepovett est construit avec un tissu principal stretch 4way orange fluo
94% polyester recyclé 6% élasthanne 280 gr/m2, complété par des bandes rétro ripstop jaune fluo 96% polyester recyclé 4% polyuréthane 160 gr/m2 et du renfort contrasté Cordura® 220 gr/m2 sur les zones de salissures et de frottement. Son confort est renforcé par une ceinture élastiquée en bord côte sur les côtés avec rehausse dos et son panneau d’aisance à l’entrejambe. Il possède de multiples poches, dont certaines de grand volume à double entrée avec soufflets et des poches genoux pour mousses Genodivs.
Tailles du 36 au 60.
Pantalon Motion Tex Pro FX Nitras
Le Motion Tex Pro FX de Nitras est un pantalon multipoche (dont genouillères) de coupe Comfort Fit construit dans un tissu stretch bidirectionnel 65% polyester 33% coton 2% élasthanne 280 g/m2 avec des triples coutures. Il intègre une ceinture extensible rehaussée en partie dorsale, des renforts à l’entrejambe et sur le passant dorsal de ceinture, des renforts en Cordura® au bas des jambes et sur les poches fessières, des genoux et des jambes. Des bandes réfléchissantes 3M Scotchlite™ viennent apporter de la visibilité en milieu sombre.
Tailles du 42 au 68 avec différentes longueurs d’entrejambe sur une partie de la gamme.
Pantalon RB006 Reebok
Le pantalon Reebok réf. RB006 – commercialisation Warson Brands – est un vêtement en tissu 92% nylon 8% élasthanne 210 g/m2 extensible dans quatre directions qui procure une excellente adaptation aux mouvements du corps. Il comporte des coutures renforcées, une taille élastiquée, plusieurs poches (dont pour genouillères) et des bandes réfléchissantes au bas des jambes.
Tailles du 46 au 54 avec possibilité d’allongement de 2,5 cm en ouvrant la couture de l’ourlet inférieur.
Pantalon Evolve Molinel
Le pantalon Evolve de Molinel est construit dans un canvas léger associant coton, polyester et fibres stretch, un choix qui garantit à la fois résistance à l’abrasion, liberté de mouvement et respirabilité. La gamme intègre des finitions techniques soignées comme des triples surpiqûres, des renforts en Cordura® (bas des jambes), des empiècements d’aisance à l’entrejambe, des détails rétro-réfléchissants, une rehausse dos modulable, des ourlets réglables, une mercerie plastique sans métal ainsi qu’un système de poches optimisé pour les usages métiers.
Tailles du 38 au 64.
Pantalon Batik HV T2S
Conçu dans un Twill ultra stretch 60% polyester recyclé 20% coton 20% élasthanne 245 g/m2 et un tissu contrasté noir de renfort 90% polyamide et 10% élasthanne 245 g/m2 pour les zones les plus exposées, le pantalon haute visibilité classe 1/2 Batik de T2S est classé GRS avec 54% de polyester recyclé dans sa composition (en taille 42 hors accessoires). Il comporte deux bandes rétro-réfléchissantes microbilles Rethiotex® thermocollées sur chaque jambe, une ceinture montée avec élastique sur les côtés, des bas de jambes terminés par un double ourlet de 5 cm. Il supporte 50 cycles de lavage à 60°C. Tailles du 36 au 62.
Pantalon Dynamic TP10GY Juba
Le pantalon Dynamic TP10GY de l’Espagnol Juba est un vêtement extensible 4 sens fabriqué avec un tissu principal 92% polyester 8% élasthanne 230 g/m2 complété par des renforts aux genoux et en bas des jambes côté arrière 94% polyester et 6% élasthanne. Ce modèle unisexe comporte des triples coutures dans les zones les plus sollicitées, une taille rehaussée à l’arrière et des élastiques latéraux pour assurer un maintien parfait, même en position penchée, six poches dont deux zippées et des poches genouillères. Tailles du S au 3XL.
Short Mascot® Customized 25149-230
Le short de travail Mascot® Customized réf. 25149-230, fabriqué en tissu léger type Twill 50% coton 50% polyester 205 g/m2 avec des coutures doubles sur les jambes et triples à l’entrejambe, offre une excellente résistance tout en restant agréable à porter au quotidien. Il intègre de nombreuses zones stretch pour assurer une grande liberté de mouvement, plusieurs poches et est compatible avec le Click Pocket System qui permet d’adjoindre des poches flottantes. Il est certifié Oeko-Tex® Standard 100 et est adapté au lavage industriel. Tailles du 44 au 68.
Pantalon suXXeed craft uvex
Le pantalon de travail uvex suXXeed craft est proposé en version homme dans six coloris en tailles 42 à 66 (trois longueurs d’entrejambe) et en version femme en cinq coloris en tailles 34 à 54 (deux longueurs d’entrejambe). Il est fabriqué dans un tissu stretch 4D 90% polyester recyclé 10% élasthanne 265 g/m2 avec des poches genouillères et poches arrière renforcées en Cordura®. Il intègre des détails réfléchissants pour une meilleure visibilité du porteur. Il est adapté au lavage industriel.

Pantalon Florian FHB
Proposé en dix coloris, le pantalon toutes saisons Florian de FHB est fabriqué dans un polycoton 50/50 250 g/m2 avec un pourcentage plus élevé de coton en intérieur (doux pour la peau) et plus de polyester résistant à l’extérieur. Robuste et ergonomique, il comporte des inserts pour genouillères et doublures des poches latérales en Cordura®, des coutures fessières à triple piqûre, des passants de ceinture adaptés aux sacoches à holster Max et Moritz de la marque. Disponible en trois longueurs de jambes. Tailles du 38 au 62.
Pantalon Entire femmes Engel Workwear
Fonctionnel, confortable et durable, le pantalon Entire Engel Workwear pour femmes réf. 2341-234 est construit avec un tissu extensible dans 4 sens ripstop en couleurs contrastées 91% polyester recyclé 9% élasthanne 230 g/m2. D’une coupe spécifique, il comporte des poches genoux avec renforcement Cordura® et fermeture Velcro® (deux réglages en hauteur), un dos de taille élastiqué, de nombreuses poches intégrées, des fixations pour des poches pendantes et des sangles avec anneau en D pour l’identification. Des impressions réfléchissantes procurent une visibilité accrue. Un revers permet d’allonger la longueur de jambe de 6 cm. Tailles du 34 au 48.

Pantalon Marca réf. 437350
D’un design moderne, le pantalon réf. 437350 Marca est construit avec un tissu principal stretch polycoton 4-ways 245 g/m2 alliant robustesse et élasticité et du tissu contrastant 86% nylon 14% élasthanne 240 g/m2 sur les zones critiques des genoux et en bas de jambes. Il bénéficie de triples coutures sur les zones de tension, d’un dos rehaussé avec une taille élastiquée, de genoux préformés et possède plusieurs types de poches (profonde, cargo, téléphone…). L’utilisation de couleurs contrastées ou haute visibilité contribue à améliorer la détection du travailleur, en particulier en conditions de faible luminosité.
Tailles de S à 5XL.
Le pantalon Ruler LX Lafont
Le pantalon Ruler LX de Lafont allie légèreté et performance avec son tissu principal en stretch bidirectionnel 94% polyamide 6% élasthanne 260 g/m2 d’une grande résistance à la déchirure. Il incorpore deux tissus de renforts dont du Cordura® sur les poches genoux et le bas des jambes avec à cet endroit un ourlet qui peut être défait pour rajouter 5 cm de longueur. Des bandes rétro-réfléchissantes sont intégrées pour donner de la visibilité au porteur et ajouter un élément de style.
Tailles du 36 au 60.

Le pantalon à maintien lombaire DX4 Portwest
Le pantalon DX408 de Portwest intègre à sa taille une rehausse dos, des élastiques latéraux et une ceinture réglable à porter au-dessous ou au-dessus des vêtements pour venir maintenir la colonne vertébrale, l’abdomen et le bas du dos. Le vêtement est conçu avec un tissu principal extensible en Titanmill Ultra Ripstop Stretch 93% polyester 7% élasthanne 270 g/m2 et des empiècements renforcés extensibles 4 axes 87% nylon 13% élasthanne 245 g/m2. Il comporte de genoux préformés, des aérations, des lisérés réfléchissants et neuf poches plus deux pour les genouillères.
Tailles du S au 5XL.
Pantalon PY55 Ilkott
Avec un tissu principal bi-stretch 75% Cordura® ripstop recyclé 15% Nilit Breeze® 10% EA Lycra® et son entrejambe bord côte ultra-stretch à 80% d’extensibilité, le pantalon PY55 Ilkott se distingue par une souplesse rare accompagnée d’une résistance mécanique de haut niveau ; celle-ci est par ailleurs accrue par la toile 100% Cordura® 1100 dtx enduit PU utilisée pour les poches genouillères et les inserts positionnés au bas des jambes et en renforts de poche. D’un autre côté, la technologie Nilit Breeze® apporte une sensation de fraîcheur au porteur. Tailles du 36 au 62 avec deux longueurs d’entrejambe.

Pantalon Freeflex™ Milwaukee
Le pantalon de travail noir Freeflex de Milwaukee, en tissu 65% polyester recyclé 35% coton 245 g/m2, intègre du Freeflex™ dans les zones de mouvement clé pour apporter une amplitude de mouvement maximale. Il est équipé de multiples poches dont deux renforcées en Cordura® avec fermeture à rabat pour les genouillères et d’une longe d’outil prête à l’emploi pour travailler en hauteur. Sa longueur peut être allongée de 5 cm par un ourlet à découdre.
Tailles du 44 au 64.











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